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Secteur du cuir et des chaussures: La nouvelle loi susceptible d’améliorer sa rentabilité

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Le décret gouvernemental n°571 de l’année 2020, portant sur les nouvelles mesures organisant le secteur des chaussures et des industries similaires lequel est entré en vigueur depuis 21 août 2021 vise essentiellement à attribuer une identité à la chaussure tunisienne « Made in Tunisia », dans l’objectif de le protéger et le distinguer des produits de contrebande exposés sur le marché.

Le président de la fédération nationale du cuir et des chaussures, Akrem Bjelhaj, a souligné dans une déclaration à l’agence TAP, en marge d’une réunion d’information, tenue mercredi, et consacrer à la vulgarisation du décret gouvernemental précité, que ladite loi œuvrera à organiser le secteur au niveau de la garantie de la qualité du produit.

Il a, dans ce cadre, précisé que les nouvelles mesures obligent l’industriel ou l’artisan dans le domaine des chaussures à appliquer les normes requises afin de garantir la santé et la sécurité du consommateur.

Et d’ajouter qu’il importe aux acteurs économiques concernés, soit industriel, importateur ou distributeur de respecter ladite loi par la certification de leurs produits (chaussures), à travers une affiche technique, portant le nom du pays d’origine, la composition du produit, la référence du modèle et la marque commerciale du produit.

De son côté, le président de la chambre nationale des fabricants des chaussures, Khemaïes Mitatou, a estimé que la nouvelle loi va mettre à niveau le secteur et le protéger de la concurrence déloyale avec les marchandises de contrebande .

Mitatou a indiqué que les chaussures importées vont être, elles aussi soumises en vertu de ladite loi, à des analyses physicochimiques, pour assurer la sécurité et la santé du consommateur.

En revanche, le fabricant des chaussures, Moez Gharbia, a estimé que ladite loi est inapplicable pour le moment vu la difficulté de respecter les normes requises, soulignant que l’artisan est incapable de s’adapter aux conditions techniques nécessaires, vu le manque de moyens et la difficulté d’obtenir les matières premières nécessaires pour la fabrication d’une chaussure conforme aux normes requises.

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