Home A la une Master International Film Festival – Yasmine Hammamet: Compétition internationale de Long-métrage Fiction « Galion d’Or »

Master International Film Festival – Yasmine Hammamet: Compétition internationale de Long-métrage Fiction « Galion d’Or »

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Le Master International Film Festival-Yasmine Hammamet a sélectionné une liste des meilleurs long-métrages de fiction et documentaire, issus des cinq continents afin de participer à la compétition officielle de sa première édition fondatrice qui se déroulera du 4 au 11juin prochain.

Cette sélection du MIFF-Yasmine Hammamet comporte au total 30 films dans ses différentes compétitions dont 12 films pour la compétition L. M. de fiction, 6 films dans celle des L. M. documentaire, et 12 films dans la compétition des C. M. de fiction.

Pour la première compétition des L. M. de fiction, concourent pour le « Galion d’Or » :

. Le Libanais Michel Kamoun avec le plus récent de ses films « Beyrouth hold’em » qui vient de participer à la 1ère édition du Festival international de la Mer Rouge (2021) ; une œuvre qui fait suite à plusieurs expériences cinématographiques dans le court-métrage, tels que « Catodieque » (1993), « Dhilal » (« Ombres »), (1995), « Ad-douch » (« La douche »), (1999), et son premier L.M. fiction « Falafel » (2006).

« Beyrouth Hold’em », d’une durée de 96 mn, nous prend vers le genre cinématographique de Michel Kamoun et ses univers de l’esthétique et des angoisses de l’humanité, où il évoque les répercussions de la vie sur le fil de la mort dans une ville au bord de la guerre et de la faillite.

A Beyrouth, Zico, l’aventurier, avec ses amis d’enfance, défie la vie en jouant à ce qui s’apparente à la « roulotte russe » ; un dernier pari qui peut être leur salut, car pour Zico, l’existence même dans cette ville est un véritable pari…

. C’est, en fait, un autre visage de la souffrance, même si elle change de lieu et de temps par rapport à « Beyrouth Hold’em », la vie dans «Europa », de Haider Rashid, joue, à son tour, du destin de « Kamel », ce jeune de 20 ans qui a fui l’Irak à travers les frontières turques et bulgares. Trois jours que passera « Kamel » dans les forêts frontalières, cherchant une sortie vers la terre promise.

« Europa », d’une durée de 72 mn, représente l’Irak dans la compétition L. M. de fiction lors de ce MIFF-Yasmine Hammamet, et qui a été projeté lors du Festival de Cannes dans la section « Quinzaine des réalisateurs », en 2021.

Le parcours de Haider Rashid comporte plusieurs expériences intéressantes parmi lesquelles le film « Matar Wachik » (« Pluie imminente ») qui a obtenu le prix « Kalak d’Or » et constitue le premier film italien qui traite des droits à la citoyenneté des jeunes de la 2ème génération résidant en Italie.

. « Où vas-tu Aïda ? », de son auteure et réalisatrice Jasmila Zbanic, a concouru au sein de la short list du « Meilleur film international » lors de la 93ème édition des Oscars, et a représenté la Bosnie dans plus d’un festival international, dont la compétition officielle au Festival de Venise, en 2020, et a obtenu l’« Etoile d’Or », comme meilleur film, à la 20ème édition du Festival d’El-Gouna, ainsi que le prix du meilleur rôle féminin pour son héroïne Jassana Gorsitch.

Ce n’est pas de tout temps que « les vainqueurs écrivent l’Histoire », car la Résistance peut changer l’équation et, précisément, dans les scènes de « Où vas-tu Aïda ? », en 1995 dans la ville de Srebrenica, la réalisatrice Jasmila Zbanic atteste le massacre qui s’y était déroulé, à travers l’histoire de l’enseignante d’anglais « Aïda » qui fait fonction de traductrice entre ses concitoyens et les forces de maintien de la paix relevant du Commissariat des Nations –Unis.

Des scènes de massacre des musulmans, l’agression de l’armée serbe sur Srebrenica, la tentative de Aïda de sauver sa famille, ainsi que d’autres événements.

Un film qui met face à face ces scènes avec l’horreur de la guerre et ses cicatrices sur les traits de notre humanisme.

. L’expérience du réalisateur belge Joachim Lafosse reflète une singularité et une spécificité dans le traitement du sujet et la vision esthétique où il cherche, avec l’œil d’un cinéaste tourmenté par les rapports contradictoires humains, à montrer les paradoxes de la vie.

Le cinéma de Joachim Lafosse a attiré l’attention dès le film « La tribu », lors de l’obtention de son diplôme, qui a obtenu plusieurs prix dont celui du « Meilleur court-métrage » au Festival de Namur du film francophone en 2001, alors que son film « Folie spéciale » a été programmé au Festival international de Lucarno en 2004. Comme il a participé dans la section « Quinzaine des réalisateurs » au Festival de Cannes en 2008, avec « Etudiant libre ».

Joachim Lafosse a été présent aussi au même festival en 2012 dans la section « Un certain regard » avec son film « A perdre la raison ».

C’est avec le plus récent de ses films, « Intranquilles », d’une durée de 118 mn, que Joaquim Lafosse participe au MIFF-Yasmine Hammamet 2022 ; film qui a déjà participé à la compétition internationale au Festival de Cannes de 2021.

Dans ce film, le réalisateur belge continue de fouiner au fond de ses héros à travers l’histoire de Damien, l’amoureux de sa femme « Leïla » et où, malgré qu’il souffre de « trouble dipolaire », tente de rendre sa famille heureuse.

. « Cigare au miel », de la Franco-Algérienne Kamir Aïnouz, qui concoure dans cette compétition des L. M de fiction, relate en 1h et 40 mn l’histoire de Selma, le jeune fille algérienne qui est en conflit entre ses racines conservatrices et ses désirs d’émancipation dans une époque où l’Algérie croule sous le poids de l’extrémisme religieux.

Kamir Aïnouz qui a fait des études dans le scénario et la réalisation, est considérée comme la première réalisatrice à ouvrir « Les Journées de Venezia », lors de la 77ème édition du Festival de Venise avec ce même film « Cigare au miel ».

. Gessica Généus transcrit la violence à Haïti à travers les événements de son film « Frida » (94 mn) et qui a été parmi les films présents dans la programmation de « Un certain regard » au Festival de Cannes en 2021, où Frida tente de croire en la vie et en l’avenir de son pays.

. Pour sa part, le réalisateur français Vincent Maël Cardona a choisi la période des années 80 comme le théâtre des événements de son film « Les Magnétiques », de 98 mn, qui a obtenu le grand prix dans la section « Quinzaine des réalisateurs » au Festival de Cannes en 2021.

Ce film reflète la relation spéciale entre deux frères, Philippe et Jérôme, qui passent leur temps à scruter les ondes de leur propre radio, mais l’appel de Philippe à faire son service militaire va donner lieu à un nouvel et différent épisode dans le monde de chacun d’eux.

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. La réalisatrice Maria Ivanova qui possède une riche expérience dans le cinéma documentaire, revient de nouveau parmi nous après la première internationale de sa fiction « Colère », lors de la 32ème édition des JCC, avec lequel elle revient pour le MIFF-Yasmine Hammamet 2022 dans la compétition L. M. de fiction.

« Colère » est une expérience humanitaire dramatique de « Aïda », une jeune Libanaise qui se rebelle contre la religion et vit dans de difficiles conditions où la vie la trimballe entre trahison et loyauté, la perte des bien-aimés et l’espoir d’un retour au bercail.

. Jorge Thielen Armand signe, lors de cette compétition du MIFF-Yasmine Hammamet 2022, la présence du cinéma latino et vénézuélien à travers les événements de son film « La fortaleza », d’une durée de 108 mn, qui raconte le voyage psychologique de « Carlos » à lutter contre l’alcoolisme, à travers les forêts amazoniennes et sous le poids d’une situation économique en crise.

. Le cinéma égyptien concoure à la compétition des L. M de fiction, avec le film « Bara Al-manhaj » (durée 100 mn), de Amro Salama, dont les événements tournent autour de la situation d’un enfant orphelin, « Nour », âgé de 13 ans, qui cherche à gagner le respect de ses camarades en s’aventurant dans une maison abandonnée, en face de leur école, ceux-ci craignant de passer même devant.

Nour va découvrir que cette maison est habitée par un vieux qui vit caché du monde extérieur, et avec lequel il va nouer une amitié et une relation instructive. Une manière de découvrir son être…

. La présence du cinéma tunisien sera marquée, lors de cette édition fondatrice du MIFF-Yasmine Hammamet entre le 4 et le 11 juin prochain, par le deuxième long-métrage de fiction de Abdelhamid Bouchnak « Papillon d’or » (« Fartattou dhehab »), d’une durée de 90 mn, qui tarite avec audace la relation de Moez, un agent de police d’une trentaine d’années et son passé sanguinaire, avec un jeune enfant qui sera un facteur pour lui de faire face aux dessous de sa vie.

. Le tout dernier des films de Néjib Belkadhi, « Communion » (« Korbane »), de 92 mn, dont la première mondiale a été au Festival international de la Mer Rouge et qui vient d’obtenir le grand prix du Festival du cinéma africain de Louxor de 2022, raconte la vie de Kaïs, atteint de psychose, et sa femme Sarra, active au sein de la société civile, sous le poids de la pandémie du Corona.

 

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